mercredi 28 juin 2017

Biblique





Inspiré d'une histoire vraie que j'ai lue dans le journal.
Sauf qu'a la place du premier chien bizarre c'était Jean François Copé (à l'époque où il existait). Et à la place du deuxième chien étrange c'était la communauté musulmane de France.

[o]


vendredi 16 juin 2017

Titre de l'article


Je vais mieux.
Depuis que je suis devenu un abruti, je reprend confiance en moi.
Je pense que je peux arriver au stade dégénéré d'ici moins de trois semaines.
Après ça, tout n'est que montée en puissance, exponentialité de la perte des moyens intellectuels et surenchère imbécile spontanée.
Enfin, mon rêve de devenir chroniqueur politique à RTL sera à portée de main.

[o}{o] <=== double machine à laver les oreilles.

 

lundi 5 juin 2017

dédicace





dédicace à tous les pilotes de tablettes graphiques qui se désinstallent automatiquement sans qu'on leur demande parce qu'ils sont libres et indépendants et qu'ils se sont libérés des contraintes de la quantification de la valeur logiciels sur des critères d'efficacité et de fiabilité.
Mort au productivisme.
Le 21è siècle sera le plus bel auto-sabordage logiciel et humain jamais vu à la télé.
 et jamais entendu dans une...
                                              \  |  /
...machine à laver =(~)=(~)=> [o] <=(~)=(~)=
                                              /  |  \

lundi 24 avril 2017


J'ai fait les 23h de la BD 2017.
Je me suis trompé, j'ai fait 120 pages au lieu de 24.
Tu peux lire le résultat ici, ça parle de conquête spatiale, de camping et de capitalisme sauvage.



III

Qu'est-ce qu'ils ont mangé à la cafète de la maternité ? l'histoire ne l'a pas retenu, et d'ailleurs ont s'en fout un peu... Quand un enfant nait adulte et capable de parler et de reconnaitre un singe hurleur, qu'importe que son premier repas ait été un hachis parmentier dégueulasse, une quiche lorraine ratée ou un gratin dauphinois immangeable.
Ce que Monsieur Jipégé a retenu par contre, c'est qu'il y avait de la tarte aux fraises au dessert. Pendant les 5 premières années de sa vie, c'est à dire jusqu'à ses 35 ans, il a pensé détester la tarte aux fraises. Cette crème pâtissière acide coincée entre des fraises verdâtres et une pâte à peine plus sablée que ma sœur. Quand il s'est rendu compte que l'objet de son dégout était la nourriture d’hôpital et non la tarte aux fraises, il n'a plus mangé que ça pendant 3 semaines. Il s'est remis à la salade grecque quand il s'est rendu compte que sa mobilité s'était retrouvée sérieusement diminuée par sa nouvelle passion.
C'était un mardi. Ce jour là, Monsieur Jipégé avait englouti 2 tartes format familial avant de se rendre sur le port pour finir son boulot. C'était des tartes grand luxe. faites maisons par le pâtissier qui exerçait au rez de chaussée de l'immeuble dans lequel il venait d'aménager.
Il avait habité un temps deux immeubles plus loin, au dessus de son bureau. Mais il ne supportait plus d'avoir à marcher autant pour aller chercher à manger. Alors il s'est installé au dessus de son fournisseur, dans un appartement au moins trois fois plus grand que le précédent, et avec un frigo king size. De toute façon, il pouvait se le permettre. Les as de l'organisation pourraient objecter qu'il n'avait qu'à acheter ses tartes de la journée le matin de manière à éviter les allez et retours. Quels naïfs. Ça va bien pour vos tarte à deux balles, mais les tartes de Monsieur Jipégé, elles étaient commandées à l'avance et cuisinées de manière à être prêtes à des heures bien précises. À chaque échéance, Monsieur Jipégé se rendait chez le pâtissier qui avait déjà recouvert de crème pâtissière le fond de tarte encore tiède. Le chef attendait qu'il soit arrivé, puis il disposait les fraises sur la crème, en cercles concentriques, pendant que Monsieur Jipégé salivait. Puis il posait la tarte sur le comptoir avec une cuillère et une serviette en papier. Monsieur Jipégé attrapait la tarte à deux mains, la pliait en deux et l'expédiait aussi sec au fond de son estomac. Puis il posait un billet de 50 € sur le comptoir et partait en disant " même chose à cinq heures" ou "même chose à 4 heures", selon qu'il se sentait un encore petit creux ou pas.Évidement, 50 € la tarte c'était pas à la portée de tout le monde, mais Monsieur Jipégé s'en foutait bien, puisqu'il était le premier homme à être né adulte, qu'il avait précipité un nouvel âge d'or du kung fu à peine deux ans plus tard et qu'il venait tout juste de trouver un nouveau boulot en tant que détective, payé 2000 € par jours, plus les frais, qui incluaient les tartes aux fraises. 

Ce jour là donc, Monsieur Jipégé avait plié deux tartes et s'était rendu au port pour finir de superviser le déchargement du super porte-conteneur "l'huitre pourpre". Superviser n'était pas vraiment une tâche à la hauteur de ses talents de détective, mais la paie était tout à fait suffisante pour qu'il s'accorde à faire un petit écart par rapport à son cœur de métier. Un peu avant 19h, le dernier conteneur avait été ouvert et les caisses étaient entassées sur le quai. Monsieur Jipégé s'était assit sur l'une d'elle et essayait de déchiffrer les inscriptions qui les couvraient. au milieu des glyphes coréens, il cherchait un logo en forme de maison avec un lézard dedans. Comme il était le premier être humain à être né adulte et qu'il possédait des capacités cognitives hors normes, il l'a trouvé en quelque secondes dans la foule des idéogrammes illisibles. Il a fait signe au conducteur du porte palette qui avait une tête de méchant russe dans un film de gangster. "Camion de droite !". Le conducteur avec une tête de méchant russe a chargé la caisse dans le camion de droite. Monsieur le superviseur Jipégé, qui connaissait sa mission, est monté à l'avant du camion chargé des 5 caisses décorées de maisons lézards. Il a dit au conducteur qui avait une tête de conducteur normal. "c'est tout pour nous, on y va, les autres s'occuperont des caisses qui restent."Le conducteur l'a regardé avec un air approbateur avant de répondre "Attention, derrière t...". Là, Monsieur Jipégé a supposé qu'il voulait dire "attention, derrière toi", puisqu'on l'avait attrapé par le cou et éjecté du camion à une vitesse suffisante pour qu'il ne puisse pas entendre la fin de la syllabe. Pendant qu'il roulait par terre, Monsieur Jipégé a pu apercevoir le type avec une tête de méchant russe se glisser par la portière qu'il venait de franchir en marche arrière. Le camion a démarré tellement vite qu'il a laissé une bonne dizaine de grammes de pneu fondu à son point de départ. Monsieur Jipégé s'est relevé et a essayé de courir après le camion, mais il a senti que les tartes au fond de son estomac étaient en désaccord avec sa politique de mouvements soudains. Ses muscles se sont figés. Il a vomi un bonne demi tarte sur le tas les traces de gomme du camion, puis il s'est couché sur le dos en attendant que son oreille interne veuille bien lui indiquer dans quel sens était sensée opérer la gravité.
À ce moment là, il s'est dit qu'il allait ralentir son rythme de pliage de tarte à la fraise et qu'il allait recommencer à pratiquer l'aspiration de salade grecque.

[o] <=== tarte

dimanche 19 mars 2017




- II - 

D'un coup, la pression derrière lui a cessé de pousser Monsieur Jipégé. Il a hésité à faire demi tour pour retourner dans sa capsule, mais le conduit était trop étroit pour y engager des manœuvres complexes. Il est resté là un petit moment, coincé comme une saucisse dans une galette trop serrée, avant d'entendre des bruits en provenance de l'extérieur de son univers. il s'est remit à ramper, bien décidé à se débarrasser de sa galette pour devenir une saucisse libre.
Très vite, la lumière qui l'entourait s'est faite plus blanche et les bruits plus forts, il s'approchait du bout du tunnel. Il a aperçu la sortie, la lumière l'aveuglait trop pour qu'il puisse voir que qu'il y avait dehors, mais il était de plus en plus sur que le nouvel univers vers lequel il se dirigeait serait plus spacieux. Jamais on aurait pu contenir une telle diversité de bruits dans la toute petite chrysalide rougeâtre qu'il avait habité jusque là.
Il passa la tête par la sortie et se mit à hurler.
Certains médecins prétendent que les pleurs des nouveaux nés sont dus à la douleur de leur première respiration, ces médecins là n'y connaissent rien. Monsieur Jipégé a pleuré parce que, après avoir passé neuf mois à contempler un paysage en composé de nuances de rouge, il a été en une seconde submergé de teintes de verts en veux tu en voilà, de bleu à profusion, d'une kyrielle de blancs plus ou moins éclatants et d'une petite myriade de jaunes.
C'en était trop. Il était incapable d'appréhender un tel spectre lumineux sans extérioriser son ahurissement sous la forme d'un concerto a cappella en braillement majeurs. Monsieur Jipégé, en découvrant l'étendue de ses capacités vocales, a franchi un nouveau palier sur l’échelle de la surprise et n'a pas pu s’empêcher de ponctuer son braillement d'un "PUTAIN !", sonore et parfaitement intelligible. 
L'assemblée de sage-femmes et d'hommes médusés a répondu très naturellement par un "PUTAIN !", moins sonore, mais en dans un canon harmonique du plus bel effet. 
Ainsi, Monsieur Jipégé a compris qu'il n'était plus seul. 
 Il a essayé tant bien que mal de redresser sa tête pour voir qui lui avait répondu, mais les muscles de son cou étaient atrocement atrophiés par des mois d'immobilisme. Quelque chose l'a attrapé par les aisselles et l'a relevé. Monsieur Jipégé a vu que son nouvel univers était contenu dans une forme de pavé et rempli d'objets anguleux, tranchants ou bruyants. Une créature étrange lui faisait face, ça ressemblait un peu à un très grand singe hurleur, en beaucoup moins poilu, et avec des bras ridiculement courts. il affichait le sourire le plus niait que Monsieur Jipégé ait jamais vu. Le singe lui a demandé :
"- Est-ce que tu viens de parler ?"
Monsieur Jipégé a répondu :
"- Bah je crois bien, et toi aussi tu viens de parler d'ailleurs. Du coup on est deux à être surpris. Qu'est ce que tu es exactement comme créature pour avoir autant de vocabulaire et aussi peu de poils ?"
l'autre a rétorqué toujours aussi niaisement :
"- Moi je suis ton papa
- Enchanté, moi c'est Monsieur Jipégé, et j'ai faim"
Il avait faim.
Ils sont allés manger pour faire plus ample connaissance.

[o]


jeudi 9 mars 2017





- I -

Monsieur Jipégé est né adulte. Sa pauvre génitrice s'est épuisée à le mettre au monde. Il a même du finir le travail lui même puisque elle est morte au milieu du processus. En même temps, perdre 78 kilogrammes d'un coup, c'est une expérience traumatisante sur le plan utérin.
Même s'il avait déjà achevé son développement cérébral, Monsieur Jipégé était un peu dépassé par les évènements et n'a pas eu le temps de pleinement se rendre compte de la tragédie qui se jouait. Voilà comment les choses se sont passées pour lui.
Un matin, ou un soir, il ne savait pas trop,une force inconnue s'est mise à compresser les parois de l'utérus dans lequel il vivait depuis un peu moins de neuf mois. Bien sur, il n'appelait pas ça un utérus. Pour lui c'était "le monde", et une force extérieure le poussait à en sortir. Il existait donc une dimension plus large que ce qu'il avait accepté comme "monde". Ce fut un moment de crise existentielle aiguë pour Monsieur Jipégé. Il faut se mettre à sa place à un moment, quand il avait été projeté dans l'état conscient neuf mois auparavant, il était persuadé que ce cloître exigu était une sorte d'antichambre destinée à le faire accepter l'idée de sa propre existence avant que les choses sérieuses ne commencent. Il pensait que, d'ici quelques secondes, une porte s'ouvrirait dans le mur de chair qui lui faisait face et qu'il serait lâché dans un monde sans limites. Alors, Monsieur Jipégé a attendu. Des minutes. Des heures. Il a essayé de se retourner pour voir si la porte s'était ouverte derrière lui et il a entendu la chambre pousser un jappement plaintif. En parlant plus tard avec les chercheurs qui étudiaient son cas, il leur a révélé que le concept de douleur était inné et qu'il l'avait instinctivement associé à ce jappement. Les autres connaissances innées sont, comme nous l'avons déjà vu, le concept de porte et , comme nous allons le voir, l'assurance qu'il existe des singes hurleurs.
Toujours est-il que ce gémissement a stoppé net le mouvement de Monsieur Jipégé, il a compris que ses actions pouvait avoir un impact négatif sur le monde et qu'il valait mieux essayer de lui faire le moins de mal possible. Cette découverte instinctive et instantanée nous donne un bon aperçu du génie de Monsieur Jipégé, qui a saisi en quelques secondes d'existences ce que beaucoup n'ont toujours pas compris après des dizaines d'années de vie sur terre (plus les neuf mois de gestation).
Comme il était d'un naturel attentif et prudent, il a décidé de bouger le moins possible et d'attendre patiemment son éclosion. Comme sa libération tardait à venir, il a commencé à envisager qu'elle puisse ne jamais arriver. Après environ une semaine de gestation, il a accepté que la compression et l'immobilité étaient les conditions essentielles de son expérience de la vie et que l'univers qu'il remplissait à lui tout seul était le seul dont il était sur de l'existence. Il était un peu déçu de devoir renoncer à ses rêves d'aventures et d'exploration dans un monde immense et riche de couleurs inimaginables pour lui qui n'avait jamais vu que le rose vaguement violacé du placenta et le rose transluminescent de ses mains. Malgré la déception, il se sentait reconnaissant d'avoir la chance d’exister dans cet univers, aussi petit et monochrome soit-il. Monsieur Jipégé s'est vite habitué à sa vie et a très bien accepté la disparition de ses espoirs naïfs. En neuf mois, il a mené une introspection d'une profondeur à faire pleurer n'importe quel psychanalyste, même celui de Michel Houellebecq.
Et quand il ne s'imaginait même plus que c'était possible, il a été expulsé sans appel de son minuscule confort.
La porte qu'il avait arrêté d'attendre s'est ouverte devant lui pendant que son univers s'écroulait sur lui même, et elle était trop petite en plus. sentant la pression se faire de plus en plus forte, il a rampé vers la sortie de son cosmos de poche, en s'imaginant qu'il allait au devant de la mort alors qu'il allait vers la vie, le con.







samedi 25 février 2017

De l'humour par millier


 
Les vieux de la vieille se lamentent de l’hégémonie du numérique.
Ils portent le deuil de la vieille écriture manuscrite. Ils s’émeuvent de toutes les ratures et les fautes d'orthographe que la touche effacer et le correcteur automatique assassinent.
Les idiots, ils ne savent pas que l'écriture numérique permet d’accéder à un nouveau niveau de savoir totalement inimaginable pour les apôtres du stylo bic.
Mais je n'invente rien en écrivant ça, puisque toute la beauté de ce nouvel imaginaire peut se résumer en une citation : 
"tfgvvcvy"
- mon front -

Sinon pour info, j'ai bien entamé mon Vacherin, je pense que j'en ai mangé à peu près 10%. Parmi ces 10%, je dirais qu'environ 30% étaient tartinés sur du pain aux céréales grillé à la puissance 5 du grille pain, et les 70% restant sur du pain de seigle (puissance 6). Je pense en avoir mangé pour 75% le midi et pour 25% le soir.

Je voulais écrire une courte histoire dans laquelle le personnage principal laisserait sa grenouille chez lui et serait surpris de la voir se présenter sur son lieu de travail, avec un imperméable et des lunettes noires. Y aurait eu une ambiance de polar mais pas trop. J'aurais pu faire plein de jeux de mots avec l'amphibien-venu et le batracien-congru.
On verra plus tard.

Maintenant que le mot projet est officiellement de droite, peut-être qu'on peut le remplacer par envie.
"J'ai envie de faire une grande bande dessinée se déroulant dans un château, où chaque pièce serait une petite bande dessinée"
"Je suis en pleine phase de recherche pour concrétiser mon envie de réaliser un jeu vidéo dans lequel la violence serait encouragée par les personnages mais structurellement impossible de par la nature des règles du jeu"





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